SANCTIONS DE L’UNION EUROPEENNE CONTRE EMMANUEL RAMAZANI SHADARY, Le député Alain Lubamba éclaire l’opinion

Les sanctions de l’Union européenne prises en leur temps contre Emmanuel Ramazani Shadary alors vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et sécurité, poussent le député MP, Alain Lubamba, à apporter une éclaircie dans l’opinion. Ces sanctions qui courent jusqu’au 12 décembre 2018 consistent en un gel des avoirs et une interdiction de visa pour les pays de l’Union Européenne.

D’ores et déjà, d’aucuns pourraient croire que ces mesures ébranleraient le candidat du FCC au scrutin prsidentiel du 23 décembre. Rien de tel, tranche tout de suite, Alain Lubamba wa Lubamba qui souligne que la désignation d’Emmanuel Ramazani Shadary comme Candidat à la présidentielle n’est pas un défi lancé à l’Union Européenne. En plus, le choix du Raïs n’énerve en rien, ni la Constitution ni les lois de la République Démocratique du Congo. Alain Lubamba n’a pas manqué d’égrener les différentes raisons qui ont conduit à la désignation d’Emmaniuel Ramazani Shadary comme dauphin du Raïs. Dans son argumentaire, Alain Lubamba rappelle que la RDC est, dans le cadre de ses relations diplomatiques, en présence, d’une part, de chacun des 28 Etats membres de l’Union Européenne qui sont souverains et, d’autre part, de l’Union Européenne, en tant qu’une organisation régionale autonome dont les positions n’engagent nécessairement pas les Etats membres.
Par ailleurs, dit-il, le droit des gens ou les Principes de la loi naturelle appliqués à la conduite et aux affaires des Nations et des Souverains qui désigne, soit les droits minimums accordés aux peuples étrangers pris individuellement, soit le droit des Nations étrangères prises collectivement, ont beaucoup influencé le droit diplomatique et consulaire, au point où Monsieur Emmanuel Razani Shadary, sujet de droit international, candidat à la présidentielle du 23 décembre 2018, sera apprécié par rapport à sa conscience individuelle et sa pensée politique, non pas en tant qu’ancien membre de l’équipe gouvernementale (Vice-Premier Ministre et Ministre Honoraire en charge de l’Intérieur et Sécurité). En conséquence, le candidat indépendant plébiscité par le Front Commun pour le Congo, , sera désormais évalué avec exactitude et impartialité par l’opinion tant nationale qu’internationale sur base de ses facteurs épistémologiques : son savoir-être, son savoir-faire, son faire-savoir, son faire-faire-savoir ainsi que ses variables classiques qui sont son portrait et son expérience avérée qui renseignent qu’il n’est pas un arriviste, un parachuté et qu’il est un universitaire de pure espèce avec un parcours bien connu et appréciable".
Louant les qualités de cet homme d’Etat, Alain Lubamba estime qu’ Emmanuel Ramazani Shadary, qu’il qualifie, non sans raison, d’Homme au contact facile et connaisseur du Congo profond et de ses vrais problèmes, de par son expérience dans la territoriale, va donc convaincre les électeurs potentiels avec sa vision concrète sur les questions de politique nationale et le rôle que la RDC est appelée à jouer dans le monde face aux enjeux de la sécurité internationale menacée à ce jour, une fois élu.
"En toute logique, son attitude et son discours politique vont donc concourir à ce que les sanctions de l’Union Européenne qui courent jusqu’au 12 décembre 2018 soit levées surtout qu’il n’a jamais versé dans les crimes imprescriptibles : crimes contre l’humanité, crimes de guerre ou d’agression, crimes de génocide, a-t-il fait remarquer.
Tout bien, considéré, l’élu de Kabinda conclut qu’il est important de noter que ces sanctions sont essentiellement politiques et ne relèvent nullement du principe ERGA OMNES. Outre, celles qui peuvent être guidées par les intérêts de ceux qui les initient, ces sanctions ciblées sont généralement prises pour contribuer à faire changer le comportement des responsables politiques à travers des actes qu’ils posent au quotidien en rapport avec les matières intéressant la démocratie, la bonne gouvernance, les droits de l’Homme, la liberté de la presse…, a conclu le vice-président de la commission relations extérieures à la chambre basse du Parlement.